Archives de Catégorie: LIVRES JEUNESSE de 0 à 6 ans

La maman qui s’absentait de Stéphane Martelly et Albin Christen

« La maman s’absentait

 –Le mal du pays s’attrape si facilement

 –Une fois qu’on y est allé

 –Une fois qu’on y est allé

 –C’est si contagieux ces pays-là »

C’est l’histoire d’une maman qui s’absentait, une maman là sans l’être, une maman qui « prenait les voiles », qui « tournait creux », qui « égarait son ange ».
Une histoire à deux voix, l’une narratrice, l’autre enfantine, et l’on peut ainsi se placer des deux côtés du miroir. Une histoire compréhensive qui tente de s’introduire à l’essence même de ces deux êtres liés, délicatement (car ces choses-là sont secrètes et douloureuses, et fragiles).
Une histoire qui n’en est pas une (pas au sens de péripéties ou de coups de théâtre) mais une histoire profonde et simple. Stéphane Martelly ne prend pas les enfants pour des êtres limités, incomplets, elle leur offre un poème, un texte qui fait son chemin petit à petit dans la conscience. Qui résonne aussi singulièrement dans la voix du parent lecteur.

« Et elle était là

Dedans

Faisant taire sa rumeur

Embrumant ses jours

Densifiant son atmosphère

Par des milliers de châles

——–toucouleur

Noués

Amarrés

——–sur sa chaleur »

Albin Christen, avec son travail esthétique, construit parallèlement au texte un développement de décors pratiquement mouvants (on les perçoit comme tels), jeu de mouvements en noir et blanc. La narration des images est sensible, proche du symbolique sans l’assener. Lui aussi choisit d’aller et venir entre vision de la narratrice et celle de l’enfance, avec une sorte de spontanéité et de franchise qui ajoute à l’intelligence du travail.

La maman qui s’absentait n’est pas un livre comme les autres.
On y parle de séparation, d’isolement, de la difficulté du monde, mais aussi de la magie du lien, cet « amour infini » qui veille, ce chemin double vers ce

« monde vaguement à mi-chemin qui ne serait qu’à nous ».


En savoir plus sur Stéphane Martelly
sur Albin Christen
sur les éditions Vents d’ailleurs
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Mon plus proche cousin de Marguerite Tiberti et Pascal Vilcollet

Nul de besoin de faire une longue présentation de cet album.
Il n’y a qu’à l’ouvrir pour comprendre : il est hors du commun, joyeux et, Ohé la science ! il nous (dès 5 ans) en apprend de bien étranges sur les liens qui unissent cousins et cousines dans la grande famille des vivants.

Voyez plutôt et tentez de répondre à la question :


Ah, oui, vous êtes comme moi… et serez bien surpris de la réponse :
_
Et oui, il faut aller au-delà du visible, chercher dans les cellules cachées sous les poils et les écailles, fouiller dans le patrimoine génétique…
Je vous écoute. Vous avez une idée ?…
Bien vu :
 

Avec ce format inhabituel plus large que haut (30x17cm) et ses volets dépliants, Mon plus proche cousin propose des devinettes qui peuvent paraître bien folles mais constituent pourtant des vérités scientifiques, et pas des moindres.


Finis les concepts qui plaçaient l’Homme en altesse sérénissime au sommet de l’évolution des espèces. « On considère maintenant que toutes les espèces actuelles, de la bactérie à l’homme, sont aussi évoluées les unes que les autres ».
Alors ? Un album à sourire et à apprendre en même temps, à mettre à bas les idées reçues et à s’ouvrir des horizons très larges, franchement, Mon plus proche cousin devrait distribué dans toutes les postes/boulangeries/pharmacies environnantes comme concentré d’intelligence facile à ingérer !
Mon plus proche cousin de Marguerite Tiberti et Pascal Vilcollet
à partir de 5 ans
aux éditions du Ricochet
en savoir plus ~> sur le blog de l’éditeur
~> sur le blog de la librairie Les sandales d’Empedocle

Le Melon prétentieux de Bénédicte Guettier

La patte de Bénédicte Guettier est reconnaissable entre toutes. L’âne Trotro lui doit sa mignonne petite bouille, ses oreilles expressives et les jolies bêtises qui ponctuent ses aventures.

D’oreilles d’âne à oreilles de lapin, il n’y a qu’un pas, vite enjambé : l’Inspecteur Lapou (dont la gabardine n’est pas sans rappeler celle d’un autre célèbre inspecteur, italo-américain celui-là) s’attaque au Melon prétentieux, un cas difficile s’il en est…


« Depuis quelques temps, un melon s’est installé dans le potager.
Regarde-moi ce gros prétentieux !
Il prend toute la place et il nous ignore complètement. »



L’ambiance du potager en est toute tourneboulée. Croyant rétablir l’harmonie, l’Inspecteur Lapou va vite réaliser qu’un face à face entre lui et la dérangeante cucurbitacée ne pourra être évité…
D’autant plus que le melon organise des élections. Qui fera la loi dans le potager ?

Bénédicte Guettier offre une palette de couleurs franches à ses personnages qu’elle cerne d’une ligne noire dynamique. Son écriture graphique pose dans la bouche des carottes, tomates et radis des paroles de bon sens, plutôt comiques.



Ça fuse, c’est vif et inattendu, car mangé ou être mangé n’ont pas tout-à-fait la signification usuelle des albums pour enfants. On peut manger ce qu’on aime, mais aussi manger ce dont on veut se débarrasser : le Melon prétentieux en fera l’amère expérience !



Dans le potager poussent une graine de politique et une graine de recette culinaire : la sauce Guettier prend parfaitement. Et l’Inspecteur Lapou ressort de cette histoire les moustaches parsemées de fleur de sel…

Cerise sur le gâteau : d’autres épisodes-enquêtes de l’Inspecteur Lapou attendent d’être feuilletés (dont l’un intitulé La Cerise sur le gâteau, quelle coïncidence !)



Le Melon prétentieux de Bénédicte Guettier
Aux éditions Gallimard Jeunesse, collection Giboulées
Parution en avril 2010
Album, à partir de 4 ans

1001 moutons de Kerso

Certains comptent les moutons pour s’endormir : pour que cela fonctionne, il faut que les moutons soient tous similaires, photocopies d’eux-mêmes, et qu’ils sautent tous du même bond au-dessus de la même barrière simpliste et rudimentaire.


Il semble que Kerso déteste nous endormir. Elle a horreur des moutons clonés. Elle abomine les barrières dupliquées.
Et elle le prouve, Ô combien, avec ses 1001 moutons !


Cet album sans texte, de format compact (15×15), propose 200 pages de moutons.
Attention, aucun mouton basique ici, mais des moutons à travers les âges et les lieux…

Du mouton de Lascaux au mouton prestidigitateur, en passant par le mouton pâtre, le mouton prince, le mouton tzigane, le mouton sirène, le mouton touriste, le mouton mannequin, le mouton cosmonaute, le mouton amoureux…. et j’arrête cette liste qui pourrait ne jamais finir, car 1001 ?! le nombre de ruminants bêlant est plutôt conséquent !


Un compteur placé en haut et à gauche de chaque page nous rappelle exactement à quel décompte nous en sommes.
Il aiguise aussi la curiosité, car il n’est pas rare qu’un mouton échappe à notre vigilance, et il faut s’arrêter pour trouver celui qui manque (travesti en papillon, par exemple), à la manière d’un Où est Charlie ? à bouclettes.



Les dessins, réalisés par Kerso d’un trait de rotring rehaussé de jaune, sont on ne peut plus imaginatifs : drôles, poétiques, historiques…certains mêmes dignes de comédies musicales hollywoodiennes !

Des exemples de ces double-pages sont visibles sur le site des éditions du Ricochet (bien plus nets et plus parlant que les détails présentés ici).

Le travail soigné de cet imagier est un régal. Kerso nous avait déjà charmé avec les superbes illustrations de Zoofolies. Le charme opère encore ici dans un autre style… la marque du talent !


1001 moutons est accessible dès 5 ans.
… mais franchement, entre nous : est-on vraiment obligé d’être équipé d’un enfant pour avoir la chance d’en profiter ?…



1001 moutons de Kerso
Aux éditions du Ricochet
AlbumImagier
Dès 5 ans
Parution en mai 2010

Camille Bouchon et son cochon de Myriam Picard et Jérôme Peyrat

« Dans la rue des Capucines,
entre la boulangerie et l’épicerie,
il y a la belle vitrine de Camille Bouchon,
« Maitre Artisan Boucher-Charcutier »,
« Meilleur Ouvrier de France ».
Chez lui, ça sent bon
la terrine aux champignons,
le boudin aux oignons,
le jambon, le saucisson.
Les saucisses sont par six…
Certaines font les andouilles
au beau milieu du gras double ! »


Le rêve de Camille Bouchon n’est pas chimérique : grâce à un cochon « bien dodu, bien rond », fabriquer du jambon et du saucisson délicieux, et gagner des médailles, « premier prix de la rillette, médaille d’or de l’andouillette ».

De la foire de Dijon, il rapporte un cochon. Son rêve va pouvoir se réaliser !
Il prendra soin de ce cochon, jusqu’à lui donner un nom, Joël.
Il s’en occupe tellement bien que… lorsqu’arrive l’heure d’aiguiser son couteau, le pauvre boucher-charcutier ne peut plus ôter la vie à un cochon devenu ami…


Dans Camille Bouchon et son cochon, il est question de cochonnailles, de victuailles, mortadelles et rondelles, rôti de porc au raisin, aux marrons, aux morilles, mais aussi et surtout d’amitié !


Joël aime tellement son maître qu’il est bien d’accord avec lui,
« car lui aussi a de l’ambition :
il se voit déjà bardé de diplômes,
et en photo sur les menus du jour parisiens.
-Finir dans l’assiette du Président de la République, ce serait fantastique ! »

Myriam Picard nous régale de rimes, et exploite une bonne bouchée d’expressions en rapport avec le cochon. Le texte est rythmé, chantant, léger et drôle à la fois.

Jérôme Peyrat ne manque pas d’humour non plus : acryliques brossés et  collages donnent de la saveur au comique des personnages, du petit menton réprobateur de Madame Bouchon aux magnifiques moustaches stylées de Camille lui-même.


La mise en page et le grand format de cet album laissent apprécier le teint rose de Joël et les frisotis sur son front. Camille Bouchon et son cochon se savoure, avec une petite salade et quelques tomates cerise… euh, non, je veux dire, se savoure avec les yeux et les oreilles.

On passe avec joie du cochon pendu aux tours de cochon, cochon qui s’en dédie !

« Cette tendre histoire au moins
ne finit pas
en eau de boudin ! »



Camille Bouchon et son cochon
de Myriam Picard et Jérôme Peyrat
À partir de 5 ans
Parution en février 2010


5 aventures de Mi de Denitza Mineva


« Un matin de mai,
Mi se promenait
avec ses amis.
Soudain,
il trouva par terre
une pierre,
mais pas n’importe laquelle »…

Petit format mais maxi-plaisir : Mi revient pour deux nouvelles aventures,
Mi et la pierre précieuse et Mi et son amour rose.


Cerise sur le gâteau, ce petit album regroupe toute la série des Mi ! (Mi et la planète bleue, Mi trouve des amis et Mi sauve le pays des rêves ayant été aussi publiés séparément, cf chronique ici).

Denitza Mineva utilise une base de noir et blanc et y ajoute une couleur pure, choisissant l’une d’entre elles pour chacune de ses histoires : jaune soleil pour Mi et la pierre précieuse et rose, bien sûre, pour Mi et son amour rose.
Les pages jouent sur les contrastes et les graphismes. Le décor éclate ou se déroule façon ombre chinoise. Le trait délié sert l’imaginaire.


Grâce au style épuré et tonique de l’illustratrice, on ne peut manquer Mi, le lutin-fourmi : ses trois antennes sur la tête, ses grands yeux et son large sourire.
Sa petite silhouette affairée occupe l’espace des pages avec dynamisme.
Il est traversé d’émotions parfois ambivalentes : la joie, la jalousie, l’inquiétude, la compassion, autant de sentiments subtilement évoqués ici.
Sans oublier l’amour, incontournable !
Le format réduit de cette compilation (11,5 x 15 cm) permet d’emmener Mi partout avec soi. Les petites mains pourront le feuilleter facilement.


…mise en page inventive, texte inséré au dessin de façon ludique…
hum hum… mais, que manque-t-il donc ?…

D’autres histoires, pardi !
Alors Mi : prêt à en raconter d’autres ?



5 aventures de Mi de Denitza Mineva
Mi et la planète bleue
Mi trouve des amis
Mi sauve le pays des rêves
Mi et la pierre précieuse
Mi et son amour rose

à partir de 4 ans
Aux éditions Anabet
Parution en avril 2010
(illustrations sous copyright des éditions du Ricochet)



Ourse rouge et ours vert de Satoshi Iriyama


« Il était une fois un ours qui adorait le vert. Chaque jour, l’ours vert mangeait des légumes verts et buvait du jus de melon vert. »

L’ours vert habite une maison verte, décorée d’objets verts, au milieu d’une prairie d’une couleur indéfinissable. Non, je plaisante : verte, bien sûr !



Un jour, une nouvelle voisine s’installe en face de chez lui :

Ourse rouge porte bien son nom. Elle est aussi rouge que les fraises qu’elle mange au petit déjeuner et sa maison est entièrement écarlate, de la nappe aux rideaux et du sol au plafond.



Ces deux ours si différents vont-ils réussir à s’accepter ?


Ourse rouge et ours vert s’adresse aux très jeunes lecteurs : l’histoire est simple et les personnages très définis. La rencontre entre les deux ours se fait progressivement, avec délicatesse, tout à fait à l’image des illustrations de Satoshi Iriyama. La forme et le fond se rejoignent ainsi harmonieusement, apportant une touche désuète et un charme épuré à cet album.



Ourse rouge et ours vert encouragent l’ouverture d’esprit, les mélanges, l’acceptation de l’autre avec une belle simplicité, accessible aux enfants dès deux ans.
Mais cette simplicité n’est pas simpliste : le propos intelligent et les illustrations soignées donnent un de ces albums que les enfants réclament encore et encore !

Et ils goûteront chaque fois la surprise qui attend nos deux ours à la fin de cette histoire.

« Un jour, Ourse rouge invita ours vert à dîner. Ils discutèrent pendant des heures sans s’apercevoir que la nuit était tombée »

Ourse rouge et ours vert de Satoshi Iriyama

Aux éditions Tourbillon

Parution en février 2010

AlbumÀ partir de 2 ans



Tout va bien Merlin d’Emmanuelle Houdart

Autour d’un petit garçon nommé Merlin, les monstres-doux s’affairent. La sirène lui donne le biberon, le dragon joue avec ses cubes… Ah, vraiment, Tout va bien Merlin, pas d’inquiétude, on s’occupe de toi !

Tout va bien Merlin
est un très bel album. Le texte est court, tout en rimes, simple à appréhender pour un enfant, dès trois ans. Il aura plaisir à le mémoriser, à le chantonner en tournant seul les pages.

Et les illustrations sont tout simplement incroyables : le travail d’Emmanuelle Houdart est sophistiqué, étrange, captivant… Les couleurs enfantines mettent en valeur des monstres singuliers, aux yeux immenses, aux fesses rebondies, au pelage touffu.



Les vêtements, les chaussures, les attitudes du poussin ou de la licorne propulsent dans un monde hors normes, aussi fantastique qu’esthétique (entre peinture et poésie en images, on peut penser à Botero aussi).



Si le traitement graphique de Tout va bien Merlin est une réussite visuelle, il se double d’un apport significatif particulier : Emmanuelle Houdart utilise des figures de monstres connus (sirène, dragon, diablotin…) mais les présente en introduisant chez eux une part de frayeur doublée d’une part de séduction. Dans ce monde non-binaire, non-simpliste, ce n’est pas tant l’apparence d’un monstre qui est importante, mais son attitude bénéfique…



Tout va bien Merlin est une porte ouverte enrichissante, définitivement hors des sentiers battus,  disponible pour les plus jeunes (ce qui est rare). Un album de haute qualité, donc ! Une vraie petite merveille…

Tout va bien Merlin d’Emmanuelle Houdart
À partir de 3 ans
Aux éditions Thierry Magnier
Parution en novembre 2009
Illustrations sous copyright des éditions Thierry Magnier



Tous sauf un de Nadine Brun-Cosme et Anne-Isabelle Le Touzé

Genre : Album
À partir de 4 ans
Parution en Octobre 2009
-illustrations sous copyright des éditions Points de suspension-


Tous sauf un, aux éditions Points de suspension
« Depuis toujours, ce loup-là mangeait les moutons. Les bruns, les blancs, les maigres et les bien ronds. Dès qu’il en voyait un pointer le bout de son museau, c’était plus fort que lui : hop ! Il sautait dessus et l’avalait tout cru.
Ce loup-là mangeait tous les moutons.
Tous, sauf un. »

Voilà un personnage principal bien planté : un loup « loup » jusqu’au bout des griffes, musclé, affamé, rapide et extrêmement carnivore, qui adore gober les moutons, effrayer les enfants et détruire les petites fleurs fragiles…

le loup fait peur aux enfants

Mais, trois grains de sable se glissent dans ce rouage si bien huilé : un mouton refuse de se faire dévorer, un enfant refuse d’être effrayé et une petite fleur survit à toute entreprise de démolition…

Voilà notre loup face à un problème, et même, face à trois problèmes ! Un mouton, un enfant et une fleur, qui le mettent en échec :

« Et bougre, ça l’énervait si fort ce[s] plus malin[s] que lui ! »

Jusqu’au jour où le loup réussit à éliminer ces obstacles… Mais !?!…
La suite est à lire dans Tous sauf un !

C’est une très belle histoire que nous raconte Nadine Brun-Cosme. Écrivain, pédagogue et psychothérapeute de formation, elle touche ici des thèmes comme la compétition, la volonté de toute puissance et la frustration. Avec une construction efficace, ponctuée de phrases qui reviennent comme autant de petits refrains, elle amplifie le plaisir du lecteur-auditeur. Rien de plus gratifiant que d’anticiper des mots attendus (sans oublier le zeste de poésie que cela apporte). Et la morale de l’histoire, pleine de sagesse, montre que l’épanouissement passe aussi par une acceptation de nos propres limites…

Le loup la nuit

Anne-Isabelle Le Touzé illustre gaiment cette histoire avec des pages d’une apparente simplicité : les personnages sont explicites, cernés de noir. En y regardant de plus près, le travail des nuances, des colorations, des effets du décor, est très achevé. Rien de simpliste dans le feuillage des arbres, mais un jeu d’impressions, de traces et d’aquarelles qui donne une belle profondeur aux pages.

Si l’on ajoute à toutes ces qualités le travail soigné des éditions Points de suspension et leur attachement à publier un album imprimé avec des encres végétales, sur du papier issu de forêts gérées durablement…

Que demander de plus ?

Tous sauf un !

Tous sauf un de Nadine Brun-Cosme et Anne-Isabelle Le Touzé
Aux éditions Points de suspension
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Non-Non a très faim, et Non-Non n’a plus rien à se mettre de Magali Le Huche

Catégorie Littérature jeunesse -Album-
Parution en août 2009
À partir de 4 ans
(Illustrations : Copyright éditions Tourbillon)

La vie de Non-Non n’est pas très simple. Il se retrouve toujours devant des questions difficiles…
Par exemple, ce matin, il a très faim, mais ne sait pas de quoi…

Non-Non a très faim, de Magali Le Huche

Il faut dire que dans son frigo, entre les emballages vides et les cuisses de mouches périmées…

Qu'est-ce qu'il y a dans le frigo de Non-Non ?

Non-Non va battre le rappel de ses amis.
Après tout, ça sert aussi à ça, les copains.

Le lapin Bio se nourrit sainement (bof…).
Grouillette la grenouille vient d’ouvrir un restaurant pour fourmis (euh…).
Grocroc l’ours récupère ce qui a été jeté (ah ?…)…

Finalement, Non-Non trouvera son met favori : un met très… surprenant ! (que je ne dévoilerai pas ici…)

Non-Non n'a plus rien à se mettre, de Magali Le Huche

Non-Non est un petit personnage attrayant (sans doute un ornithorynque mais la communauté scientifique n’a rien confirmé…).

Ses aventures sont réjouissantes. De l’humour se cache à chaque page, y compris derrière les volets que l’on a hâte de soulever.

Non-Non

Ces deux albums de Magali Le Huche sont très soignés.
Entre Non-Non a très faim mais ne sait pas de quoi et Non-Non n’a plus rien à se mettre, on a du mal à choisir (comme Non-Non, d’ailleurs) !

Non-Non se cherche un nouveau look...
Les amis du petit animal, très typés, ajoutent à la qualité des histoires : un lapin adepte du naturel, un ours qui trie les déchets, une grenouille un peu excentrique… Décidément, Non-Non a d’excellentes fréquentations.

Les volets qui agrémentent les illustrations sont un régal (l’ouverture du frigo de Non-Noest particulièrement savoureuse!).

dans le frigo, il y a...
Deux albums à déguster. Oui, oui !

Non-Non a très faim, et Non-Non n’a plus rien à se mettre de Magali Le Huche
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